Le sucre

Carburant indispensable, le sucre est à la fois le meilleur et le pire des aliments. A consommer avec la plus grande prudence.

De multiples études ont démontré que le sucre favorisait, outre le diabète et l’obésité, de nombreuses autres maladies. En augmentant le taux de triglycérides et de cholestérol, le sucre fait le lit de l’hypertension et des maladies cardiovasculaires. Le sucre favorise également le développement de certains cancers : côlon, estomac, pancréas, utérus et sein.

Dans l’intestin, en attaquant la flore bactérienne, il affaiblit nos défenses immunitaires. Il favorise également la fermentation intestinale, propice au développement de mycoses intestinales et des cellules cancéreuses. Enfin, le sucre entraîne un vieillissement prématuré de tous les tissus de l’organisme, y compris de la peau.

Il affecte la mémoire et nos capacités d’apprentissage

En 2012, une étude menée sur des rats à l’Université de Californie­ à Los Angeles a conclu qu’un régime riche en fructose ralentissait littéralement le cerveau, ce qui avait pour conséquence de perturber les facultés d’acquisition et de mémorisation. Les synapses des rats qui en avaient trop consommé étaient abîmées et la communication entre les cellules du cerveau s’en trouvait altérée.

Les rats développaient par ailleurs une résistance à l’insuline. Cette hormone, qui régule le taux de glucose dans le sang et les fonctions des cellules du cerveau, renforce également les connexions synaptiques. Les cellules peuvent ainsi mieux communiquer et enregistrer les informations. La surconsommation de sucre se traduit donc par une détérioration des fonctions cognitives liée à la baisse de la production d’insuline.

Comparatif sucre

Il peut entraîner un état dépressif ou de stress

Si vous avez déjà été en hypoglycémie, ces symptômes vous sont sans doute familiers : irritabilité, changements d’humeur, fatigue, confusion… Ils sont liés aux variations brutales du taux de sucre dans le sang : quand on mange un donut ou qu’on boit un soda, ce taux augmente brusquement, avant de chuter tout aussi vite, entraînant stress, mauvaise humeur ou déprime.

Mais les aliments riches en sucre et en glucides stimulent aussi la production de sérotonine, un neurotransmetteur qui améliore le moral. Elle n’est cependant disponible qu’en quantité limitée, et ne peut répondre à une suractivation permanente.

Selon le Dr Datis Kharrazian, expert en médecine fonctionnelle et auteur de Why Isn’t My Brain Working? (« Pourquoi mon cerveau ne fonctionne­-t-­il pas? »), ceci expliquerait l’apparition des symptômes dépressifs. Les chercheurs ont aussi démontré que l’hyperglycémie chronique favorisait les risques d’inflammation cérébrale, ce qui pouvait entraîner une dépression.

Ces effets toucheraient plus particulièrement les adolescents. Une étude récente de la faculté de médecine de l’université d’Emory, menée sur de jeunes rats, a établi un lien entre la surconsommation de sucre et les comportements dépressifs et anxieux.

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Sucre et tabac, même combat ?

Le lobby du sucre est désormais au banc des accusés. Il exige de ses détracteurs toujours davantage de preuves de la nocivité du sucre. Des manœuvres qui rappellent celles de l’industrie du tabac pour retarder coûte que coûte l’application des décisions politiques. Alors que l’industrie, la recherche et les pouvoirs publics se mènent une lutte de plus en plus dure, la bombe à retardement sanitaire approche de l’explosion…

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